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Fiches D'histoire Et Littérature

8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 12:22

Restitit Eurydicemque suam, jam luce sub ipsa,
immemor heu ! victusque animi respexit.
(Virgile, Georgiques).

Cette petite mise en bouche par la poète de Mantoue est toujours d'actualité... Qui aurait cru que Virgile trouverait un vers assez expressif pour servir aujourd'hui encore de support à la pensée littéraire...

Le mythe d'Orphée et d'Eurydice, dont il s'agit ici a souvent été employé pour penser la condition du poète, recréateur des bribes essouflées de la vie, passeur de lumière, explorateur de l'abyme de la mort...

Aujourd'hui, un constat s'impose... Le myhte d'Orphée a gané encore en richesse.

Respexit ! il se retourne pour regarder et regarder quoi... ? qui ? Euryduce, bien sûr, qui s'évanouit à nouveau dans les tourbillons de la mort.

RESPEXIT ! C'est également ce que j'ai fait sur un domaine, celui de la critique littéraire... Fini le temps des débats houleux (comme quoi l'école structuraliste avait quand même du bon) ! Fini le temps de Foucault, de Barthes, d'Alain ! Fini le temps du penseur, de l'honnête homme capable de reconnnaître ses perplexités... D'ailleurs aujourd'hui, qui pourrait reconnâitre qu'il ne sait pas, qu'il ne fait que formuler des hypothèses ... ?
Fini la construction de l'école de Genève...
Fini, fini, fini...
Sur la scène grise de la critique contemporaine on innove ; de nouveaux concepts sont formés pour explorer les troisièmes voies momolles, sans grandes portées mais enrobées tout de même de terminologies pompeuses !

RESPEXIT ! Et là, j'ai vu... Sainte-Beuve, que les contemporains défigurent à qui mieux mieux... Qui a lu Sainte-Beuve... HEIN ? Et qui a lu "Saint-Proust" pour reprendre le titre de l'ouvrage de Maingueneau...

Bien sur me direz-vous, il reste ça et là d'irréductibles petits villages gaulois qui résistent encore et toujours à la pensée ambiante... tel que Jean-Louis Chrétien.
Mais ces meilleures pensées critiques se portent toujours sur des oeuvres reconnues et que nous pourrions dire "classiques"... que faire des oeuvres du présent  Comment construire la critique de notre temps, une critique qui puisse nous faire comprendre les traits du monde que nous vivons et des oeuvres que nous lisons...
Une critique qui ne verse pas dans la flagornerie éhontée de la rentrée littéraire  (ou inversement, dans la destruction de tout ce qui bouge)...

RESPEXIT ! .. Ah! si seulement ça pouvait faire disparaître Beigbder...!!!

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Published by Pascaline Hamon - dans Thé(s)aurisons !!
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:07

Je donne aujourd'hui le coup d'envoi d'un petit concours... Il n'y a rien à la clé que la satisfaction de défendre pour vous, quelque chose que vous aimez...

Très modestement, je  vous propose de dire QUELLE EST pour vous LA PLUS BELLLE PHRASE ou LE PLUS BEAU VERS de LA LITTERATURE (FRANCAISE, MAIS AUSSI ETRANGERE...)

Même si bien sûr, on n'aura jamais tout lu... Hélàs...


Voilà... Laissez sonner les mots...

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Published by Pascaline Hamon - dans Thé(s)aurisons !!
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 12:13

Hier, en me promenant et en photographiant de ça, de là, quelques beaux sujets de la nature, je me suis fait une réflexion sur les contrarités du mouvements.

L'oiseau dont on s'approche s'envole, la branche que l'on convoite est emportée, mes tracés du sables qu'on observe piétinés par les enfants qui jouent....

Tout cela, c'est bien la vie, c'est bien dans l'ordre des choses; mais dans un ordre neutre, un ordre qui ne repose que sur la vie et le mouvement, alors que, même le mouvement de l'art appartient à une dimension plus figée puisqu'il fixe le mouvement lui-même sur le papier, la partition ou la pellicule.

 

Lorsque Proust écrit que "la vraie vie, la vie enfin retrouvée, la seule vie, par conséquent, véritablement digne d'être vécue, c'est la littérature", il nous invite à réfléchir sur tout ce que constituent le mouvement et la peine. Pour les artistes, le processus de création demande de porter un regard d'artiste sur le monde. La dégradation, l'agitation, la destruction, la mort, nous arrachent des soupirs de mélancolie noire, car l'artiste lutte contre toutes les forces et les mouvements ravageurs du temps et des hommes, contre le regard 'insignifiance que les autres hommes jettent sur la plus pauvre brindille qui jonche le sol.

En effet, quelle importance que cet emplacement de roches, ce tronc recouvert d'écorce, la disposition parfaite de ces rainures dans le sable... L'auteur qui, le mieux, nous fait comprendre que le regard artiste est toujours un pauvre regard rendu malheureux par la rapidité et la brusquerie de la vie est Virginia Woolf. Lourdeur des gros pieds du mari qui martèlent le sol ; lourdeur de cette voix grave (celle du mari, encore) qui condamne la beauté de la promenade vers le phare... Car, feerait-il mauvais, quelle importance ? Ce qui compte, c'est l'émerveillement devant la nature, la contemplation en artiste, c'est-à-dire, comme devant un tableau...

 

L'artiste est celui qui possède la sensibilité ; que d'émotion devant la découverte de la première rose à peine éclose et quelle douleur, quelle insatisfaction, lorsque le premier bouton est arraché par la main insensible.

 

Si la Joconde aujourd'hui se trouvait barbouillée par un fou, qui l'aurait recouverte de noir, il se trouverait, dans le monde entier des gens pour déplorer cette perte immense pour l'art et le carnage d'un chef d'oeuvre. Mais, si en son temps, le même fou avait défiguré Mona Lisa, combien d'individus auraient pleuré la mort d'une beauté ?

Une bonne partie du public ne reconnaît comme étant de l'art que ce qui se trouve déjà fixé, déjà transmis et ne voit pas la fragile beauté directement, là où elle puise sa vraie force, c'est-à-dire dans cette nature profonde, qui, paradoxalement, est aussi le lieu de sa destruction. Le vrai artiste lui, contemple avec autant d'émeveillement la nature que la toile, les événements que les pages romanesques, les visions que la pellicule... Car le chef d'oeuvre existe dans la nature, mais il n'est toujours qu'insignifiant aux yeux de qui séparent les plans et ne voient pas l'infinie richesse de ce que propose la nature; preuve que tout n'a pas été dit [tant mieux] et que l'on ne vient pas trop tard...

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Published by Pascaline Hamon - dans Thé(s)aurisons !!
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 19:59

Bonjour ! Merci, Lectures de Florinette de m'accueillir dans votre communauté de lecteurs passionés... Après les longues heures de lecture, viennent les durs moments d'écriture et la question du choix... De quel livre parler...??

Pour débuter, je voudrais vous faire partager le fort coup de coeur que j'ai pour Chaque homme dans sa nuit de Julien Green et qui constitue pour moi une source d'inspiration majeure...

Le conflit métaphyique sur fond de lutte d'influences religieuses est magnifiquement dépeint. L'ambiance est assez kafkaïenne à mon goût, sans sombrer dans l'absurde...

De quoi s'agit-il ? Je répondrais succintement : d'une histoire d'héritage, qui amène à soulever les masques de l'apparence dans le conflit opposant Catholiques et Protestants.
Le thème de la rencontre permet au lecteur de revenir constamment sur les premières impressions laissées par les personnages au fur et à mesure que la tension s'exacerbe chez le personnage principal partagée entre la foi et une débauche que le décès de son oncle ne fait qu'accentuer...

Que est le guide ? Quelle est la lumière ? Chaque lecteur, en traversant la nuit de ce livre au style simple et sublime, dont le titre pourrait tout aussi bien être un verset mystique est invité à se laisser guider, à tâtons, avec le héros. Malaises succesifs, étonnements, retournements mystiques, revirement de la petite existence quotidienne nous transportent jusqu'à une fin parfaitement imprévue, qui claque comme un coup de tonnerre et un éclair dans cette nuit mystique.

Bonne lecture à tous... A très bientôt.



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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 21:12

Je ne fais jamais de "brouillons" ;

J'aime mieux attendre que ça mijote dans ma tête. J'écris toujours sans essais ou ratures (vieille habitude contractée). En revanche, j'orne toujours copieusement le pourtour de vieilles feuilles (et même de feuilles normales) d'arabesques, de dessins et de calligraphie...

 

Je me méfie des brouillons.

 

C'est là que l'on tente d'interprêter, les ratures, les modifications d'une virgule ou d'un point.

 

Je retouche constamment les agencements, en revanche. Ou alors, comme j'ai une excellente mémoire, je retouche dans ma tête... avant d'écrire.

 

Je me méfie de Bellemin-Noël, qui psychanalyse les brouilllons (j'ai peut-être peur de ce qu'on y trouverait...).

 

N'empêche, que, comme par un fait exprès, je me suis réveillée en pleine nuit, il y a une semaine, traversée par une idée et quelques vers qui devaient ouvrir un ouvrage que j'ai envie de mettre en route...

 

Au matin, impossible de trouver la feuille...

 

Comprenez mon désespoir...

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 22:50

Reproduction d'un moteur vélocette à soupape en tête, réalisée à l'époque où je me passionnais pour le dessin des engrenages et de la mécanique....

Il nous permet de décliner quelques poncifs de la création ;

1.) L'art comme SOUPAPE.

2.) L'art comme CE QUE J'AI EN TETE (et pourquoi ça ne veut pas (en) sortir...!!!!!???)

3.) L'art pour rester EN TETE...

4.) La petite vélocité intellectuelle ("vélocette") permettant d'apporter de l'eau à la petite soupape qui chauffe, qui chauffe ... !!

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 22:43


A vous tous, qui passez par ici, bonjour...

Voici de quoi faire partager les dernières nouvelles de mon délirium tremens artistique... Les pérégrinations auxquelles je me livre sortie de l'univers des mémoires à rendre... lequels usent ma mémoire, la mémoire, la seule, celle de Proust : "or, la recréation par la mémoire, d'impressions qu'il fallait ensuite approfondir, éclairer, transformer en équivalent d'intelligence, n'était-ce pas une des conditions, presque l'essence même de l'oeuvre d'art [...] ?" Il me faudra donc me mettre en quête d'un Art qui me permette d'unifier tous ces pans de l'existence de l'art non sous la lumière de la fantasmagorique lampe de Combray mais bien plutôt sous le regard d'un médium suffisamment grâcieux puisque l'écriture elle-même n'a de sens qu'à condition d'être la fine dentelle qui abîme et enjolive les images de notre réalité pour leur donner un sens plus profond, plus vrai, mais aussi plus distant de ce qu'elles nous semblaient être et dire... Car la vie hors de la littérature, c'est encore de l'art...Des photos, des articles critiques, très critiques, des poèmes, des articles théoriques, du dessin, ... Mais avec tout la distance que le peintre met entre lui et sa toile, lorsqu'il se recule pour la contempler et la juger à distance en instaurant un écart -  et n'est-ce pas alors de la seule ironie ?

A bientôt donc

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