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Fiches D'histoire Et Littérature

16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 10:38

 

C'est le titre du livre trouvé hier, dans une rue truffée de libraires, bouquinistes, brocanteurs...

 

L'ouvrage en question date de 1919. L'auteurE nous précise qu'après le choc qu'à constitué la Guerre il est nécessaire de republier un tel livre, afin de redonner quelques points de repères à la conduite de tout un chacun...

 

Le titre de ce petit livre a la couverture en tissu bleu m'a arraché des exclamations de joie, et mon frère qui foullait avec moi dans les caisses volumineuses, s'est empressé de me l'arracher des mains pour aller me le payer et m'en faire cadeau (galanterie oblige).

 

Ma sensibilité à tout ce qui est Classe pas riche, classe, nuance... se délecte ainsi depuis hier soir.

 

La lecture de ces codes fait comprendre à quel point les fautes de gouts nous sont connues de façon presques magnétiques... Les tenues de plus de trois couleurs, le manque d'harmonie entre les tons et froids dans un appartements, le choix de certaines fleurs plutôt que d'autres était déjà, pour mon personnage, un sujet d'agacement. Oui, de léger, même très léger agacement. Tout comme le bruit des pas dans l'escalier, les gens qui trainent les pieds, les salsifis, l'absence de plantes vertes, le manque de conversation. tout cela irrite, ennuye, énerve... et invite à se recroquville dans les replis des pages, tout contre la reliure.

" Que pensez-vous des manières d'aujourd'hui, mon cher ? Que vous importune le bruit des autres, les inconvévients du métro ? Souhaitez-vous rentrer en voiture?" dirais-je ainsi à Marcel Proust en laissant retomber mon manchon sur la chaise et en lui resservant un nuage de lait dans son thé...

"Hélàs, ma chère amie, me dirait-il, c'est E-POU VAN TA BLE..."

 

 

Tout cela est passionant. Voilà parfaitment le genre d'ouvrages qu'il est plaisant de contempler, pour senfuire, en esprit vers d'autres époques, et d'autres lieux... Quitter sa chambre pour se rendre dans les vastes pièces de la Duchesse de Guermantes pour y faire de nouvelles connaissances... Et voir de si beaux et gracieux gestes, qui font danser les robes des femmes, Et entendre, ses mots d'esprit inattendus. Et trouver une bonne matière pour raconter des histoires, s'en raconter aussi et faire vivre tant de personnages...

 

N'est-ce pas trèèèèèèèèèèès chèèèèèèèèèèèèrs ???

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 13:44
Ce matin, toute insouciante, j'allume mon portable pour consulter ma boîte mail...

Et là... HORREUR...

Dans les pages de nouvelles, je vois la dernière en date ;

Beig' (j'irai même pas plus loin) prix RENAUDOT...

Ils se sont trompés, la Toussaint c'était hier...

 pour enterrer la littérature française...

Là, trop c'est trop...

Je demande l'asile artistique...

qui peut m'aider...


???

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:58

Cela n'étonnera pas les gens qui ont pu me fréquenter d'un peu près...
Ce matin, je viens de lancer le coup d'envoi de ma rentrée littéraire à moi, celle qui m'appartient... Hommage du jour au seul livre de la rentrée littéraire que j'ai commencé à entamer, et ce, d'autant plus qu'il m'a été offert par un ami...

Enfant, dans la cour de récréation, je contemplais la lumière de Septembre et je regardais les marrons durant tout le premier de cours avant de me mettre au travail... Et bien, comme j'ai gardé quelques habitudes d'alors, je passe la rentrée littéraire à regarder les couvertures des livres avant de faire mon choix...

Il sera ciblé, bien sûr et cette année, je jette mon dévolu sur ... Le dernier Pascal Quignard bien sûr !
La Barque Silencieuse, vous emmène aux confins de l'anecdote, et ranime, encore une fois ces petites braises de culture éteintes par le temps et sur lesquelles Pascal Quignard ne cesse de souffler... Tout comme dans ses Petits Traités, la forme fragmentaire tente de cerner au plus près les mouvements de le pensée, les vascillements de l'anecdote...

Lorsque je parle de Pascal Quignard, j'entends souvent un certain nombre de remarques, auxquelles je vais répondre ici :

1.) Pascal Quignard, c'est trop hermétique, on n'y comprend rien...

2.) Pascal Quignard, c'est trop fractionné, on a pas le temps de rentrer dans l'écriture...

3.) On a du mal à saisir le rapport entre les choses, c'est fatiguant à lire...

4.) Il parle de quoi ?
...............................................................................................................................................................................................................................

Je vais donc tenter de répondre ici à ces quelques objections... :

1.) Certes, c'est hermétique. A première vue. Reste à examiner ce qu'on entend par "trop" hermétique. L'écriture de Pascal Quignard se fonde sur le présupposé d'une vaste culture et même d'un désir. Le manque, l'appel de la totalité du savoir guide alors notre lecture. Nous nous laissons porter par les interstices de l'histoire, les petits faits que la culture a plus ou moins retenus et notre imagination doit se laisser emporter par l'écriture. Libre a nous de rêver sur la pluralité des anecdotes, de les retrouver, comme lors d'une enquête policière...

2.) Evidemment, il serait difficile de contester la fragmentation de l'écriture à première vue. Cependant, il faut expliquer cette question purement formelle par le monde des idées. ( Ne commettons pas une erreur purement structuraliste, car les structures ne sont pas seules porteuses de sens -coup de griffe au passage... ! ) Le monde de Pascal est évidemement assez sombre, non pas directement, mais plutôt indirectement. Son écriture est en fait résolument classique et l'antiquité est présente à chaque page. Son dernier livre, par le thème de la barque peut évidemment faire écho à la tradition myhtique du poète Orphée, dont Pascal Quignard est une sorte de double moderne. Ainsi, la lecture de son oeuvre demande d'entrer dans une ambiance, dans un état d'esprit marqué par la ruine, la mort et la perte, dont les fragments de texte sont comme les pierres émergées dans la lande culturelle dévastée.

3.) Un réseau poétique se tisse de phrases en phrases et même de paragraphs en paragraphes dans les Petits Traités, un court entre les textes formant le traité. A nous de reconstituer la formule poétique qui nous fait passer d'un texte à un autre. La discontinuté est, là encore apparente, car elle joue sur une forme d'association d'idées et d'écriture rêveuse...

4.) Avoir une bonne encyclopédie dans la tête et sous la main peut être un bon début pour se lancer dans cette lecture...

Petit bonus ( 1) : Pourquoi j'aime Pascal Quignard...?
Dans une époque (les temps ont bien changés et oui ma bonne dame...) où la littérature commerciale triomphe, il faut reconnaître que Pascal Quignard tire bien son épingle du jeu. Que je sache, la médiatisation de Pascal Quignard est bien moins vulgaire que celle d'auteurs tels Beigbeder ( mon obsession). Pascal Quignard ne met pas sa photo sur les couvertures pour vendre ses livres, Pascal Quignard essaye de répondre aux questions qu'on lui pose sans faire son arrogant... Pascal Quignard enfin présente à mes yeux l'avantage d'offrir une littérature qui demande quelque réflexion. je ne pense pas qu'on puisse lire du Pascal Quignard pour rigoler ou pour se divertir un bon coup. La tentative de son écriture enfin, manipule avec une grande subtilité le rapport à l'ironie, ce qui me fait penser que cet auteur est un des seuls créateurs de notre époque. Tant mieux s'il se trouve poussé sur le devant car certains qui se croient très malins ne joueront jamais dans la même cour que lui...L'exemple même de l'auteur qui, pour moi, a su trouver le bon compromis entre vente de ses livres ( il serait quand même assez déplacé de critiquer l'envie qu'on les auteurs de vendre, cela n'st pas nouveau - cf. Balzac) et une écriture personnelle et cultivée...



Petit bonus ( 2 ) : voici quelques liens vers d'autres sites parlant de Pascal quignard de façon assez éclairante pour en (re)goûter la lecture...

http://www.republique-des-lettres.fr/10515-pascal-quignard.php

http://www.la-croix.com/livres/article.jsp?docId=2391609&rubId=43500

http://www.quinzaine-litteraire.presse.fr/articles/entretiens/pascal-quignard-ecrire-n-est-pas-un-choix-mais-un-symptome.php

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 20:28
Ce petit titre est un hommage à Eugène Labiche car bien sûr, dans le vaudeville, ça va, ça vient...
Je vous avais promis la suite des péripéties ? Laposte va me permettre de continuer à réaliser mes promesses... (ce que l'avenir promet, la poste vous l'apporte!!!!!!)

Là, on frise le ridicule... C'est plus le tour du monde en 80 jours mais presque...

Le délai de livraison d'un colissimo est 48H hors heures fériés heures de siestes, grèves des transports, interdiction des poids-lourds-interdiction de travailler interdiction de fumer !!!

Après Cavaillon, la course de mon manuscrit continu...

Le voici arrivé sur la plateforme Ile de france Sud à destination de 59041 !

Après le Sud... Le Nord... !
Voilà un bouquin qui aura déjà fait du chemin... Dommage qu'on puisse pas être édité sur la bas du kilométrage déjà couvert par le livre, car alors là, j'aurais toutes mes chances...

Quand à l'autre colis, j'ai beau être restée tout le jour à l'attendre à la maison, j'ai eu la joie d'apprendre en fin d'après-midi qu'il avait été présenté à mon domicile mais que je n'étais pas là...

Certaines personnes parlent de mythe du manuscrit arrivé par la poste... Le mythe c'est peut-être pas qu'il est lu, c'est qu'il soit arrivé....
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:38

RIEN N'EST PLUS VRAI...

Comme mes quelques fidèles lecteurs ont pu le constater depuis 2 jours ou plutôt n'ont pas pu le constater car je n'ai rien écrit, depuis deux jours mon esprit est parfaitement tendu vers mon étude sur Genet confié aux soins (je n'ose dire bons) de la poste...

Ce matin, vers 10 h, je guette donc le paquet que je me suis envoyée pour tenir lieu de dépôt... Je veux dire, que j'ai voulu m'envoyer. Posté à mon bureau de poste à destination de mon bureau de poste, il me semble que 48 heures doivent être parfaitement nécessaires à un colis pour être posé sur une étagère et ramené trois rues plus loin...

MAIS... PENSEZ-VOUS DONC !!! RIEN ne se passe comme prévu dans ce genre d'aventure...

Hier soir, petit tour sur leur débilité de site qui vous permet de suivre en ligne l'absorption dans le trou noir de leur incompétence de votre colis... hier, le colis, parti de Paris était stocké en plateforme dite Briarde... J'ignore que qu'elle a de Briard, cette plateforme, mais en tout cas c'est déjà pas brillant...

Vers midi je n'y tiens plus.. Je veux savoir ce qu'il en est car il est hors de question pour moi d'attendre plus longtemps...

5 colis ont été envoyés.

Sur les 5, deux seulement ont été livrés (pile 48 heures pour traverser Paris, je trouve ça pas mal...)
1 destiné à une maison d'édition est déclaré "préparé pour la livraison" ( je ne veux même pas savoir ce qu'il lui ont fait au malheureux pour qu'il soit déclaré "prêt").
1 est marqué "retour à l'expéditeur, n'habite pas à l'adresse indiqué", il est vrai que je venais de me rendre compte que cette maison avait changé d'adresse il y a peu... La poste ne fait donc même plus suivre le courrier, ils vous le renvoient...
Le dernier et le plus beau est celui qui m'est destiné... Je claviote et là, sous mes yeux ébahis je lis...

PLATEFORME PACA
Non, mais, qu'est-ce qu'il est allé foutre en PACA alors qu'il n'a qu'une rue à traverser ???

Mon sang ne fait qu'un tour... Ceux qui ne sont pas auteurs ne comprendront peut-être pas, mais enfin, ce travail, c'est mon enfant, mon enfant chéri sur lequel je bosse depuis 3 ans par plein de lecture et il devait revenir aujourd'hui...

Première réaction ; je ricance aigrement... heureusement que j'avais déjà déposé le manuscrit avant, je voulais juste le refaire dans la foulée...
Deuxième réaction ; je bondis sur mon téléphone... Là, je reconnais que je suis sadique car je suis prête à payer 3 euros et des poussières pour jouir de l'embarras de la fille du guichet... Je prends mon ton le plus benoît (en dépit des circonstances particulièrement graves - ils veulent la guerre, ils l'auront!!! )

- La poste niania Niania a votre service bonjour...

- Bonjour madame, excusez moi de vous déranger (surtout que vous avez pas fini d'entendre parler de moi, c'est moi qui vous le dit!!), je vous appelais parce que je me suis envoyée un document (ils vont me prendre pour une folle mais qu'est-ce que ça peut faire???) il y a deux jours, il aurait dû arriver aujourd'hui... Je voulais savoir si vous pouviez me dire où il est avec son numéro...
OUH... C'est vicieux, ça... Je fais croire que j'ai rien vu pour les obliger à m'annoncer eux-même leur incompétence...

- Mais oui, bien sur, donnez-moi le numéro...
Ma pauvre, tu es pleine de bonne volonté, mais moi, j'en ai marre... J'énumére les trente-six mille chiffres composant le numéro du colissimo .

- Ah... Oui, il a été posté le 8 il devait être là à la tournée de ce matin...
Tu l'as dit, bouffie ! Et attends, ce n'est pas tout...
- Bon, dis-je tranquillement et cyniquement, je viendrai me faire rembourser les frais de port (ça me fera toujours ça de gagné)... Mais... Pensez-vous qu'il arrivera demain ?
- Demain, oui sans doute... sans aucun doute...
- Pouvez-vous voir où il est dans le circuit ?
- Oui oui, bien sur...

ET LA ... ! VICTOIRE...!! AU BOUT DU FIL GROS BLANC !!
- Alors ?
- Il est à Cavaillon...
A CAVAILLON PARDI... !  PEUCHERE HEIN ! Pour traverser la rue, il faut qu'il parte à Cavaillon en camion... Parlez-moi d'écologie de taxe et de tout le tintouin après ça...  ! A Cavaillon... ! Il est parti goûter les melons bien sûr... A Cavaillon ! Non, mais ils nous prennent vraiment pour des *ons !

De ma voix la plus ingénue je dis :
- A Cavaillon dans un petit rire (admirez à quel point je me maîtrise là pour avoir ce petit rire désinvolte) ; mais euh? C'est normal qu'il soit parti là-bas parce que, bon, il était censé revenir à la maison là!
- Qu'est-ce qu'ils ont foutu ? En effet, le colis devait vous revenir ? Qu'est-ce qu'ils ont foutu ??
Bah, justement, c'est bien ça que j'aimerais qu'on m'explique qu'est-ce qu'ils ont foutu... Et vous qui avez pris les colis dans le bureau de poste, c'est pas vous qui avez foutu n'importe quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii?

HEINNNNNNNNNNNNN ???   Ce smiley-là c'est la première fois que je l'utilise et déjà en double....

Bon, conclusion, moyennant un numéro surtaxé je peux avoir demin matin un responsable de l'acheminement parce que l'après-midi, ils ne peuvent pas parler aux clients (on sait pas pourquoi). Vous pensez tout même pas que je vais gaspiller l'argent que je vais me faire rembourser grâce à votre incompétence pour règler des frais téléphoniques destinés à réparer les causes de votre incompétence, non ... ?
Silence ironque de ma part....
- Sinon, vous me rapelez et c'est moi qui les appelerez comme ça vous ne payerez pas...
- Et bien voilà, c'est entendu... ( Comme quoi...Vous commencez à comprendre que bougez avec la poste, YENAMARRE!!! C'est pas une question de valeur marchande, c'est une question de temps et chez moi,  LE TEMPS, C'EST DE L'ARGENT...)

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 17:21
Me voici rentrée de vacances (si tant est qu'il se trouve dans ma vie une différence entre les moments de vacances et les moments de travail diront quelques mauvaises langues )...


Un voyage splendide de deux semaines et demies qui a vu se mêler le fois gras, les sandwichs à 4 euros ornés d'une simple tranche de jambon, l'eau, des litres d'eau, des heures de marche...

De ce périple dans l'Aude je ramène une quarantaine de pellicules photos, une dizaines de livres achetés sur place (c'était pourtant du "à emporter...).
Evidemment, je me suis promis de mettre quelques photos des sublimes endroits que j'ai visité. Entre autres, les chateaux cathares, les abbayes, les villes fortifiées...

Mais, il faut bronzer utile... Impensable bien entendu de réduire un si long et si riche voyage à un simple sport. Non, non, bien loin de là...

Il fut un temps où l'école rentrée rimait avec rédaction et la sempiternelle rédaction de souvenirs de vacances (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...).J'aimerais aujourd'hui souscrire au même exercice avec le recul que permet quelques années de murissement intellectuel...

Il faut concilier sport et étude, car "mens sana in corpore sano", comme disait l'autre CQFD (CQFD n'est pas un nom d'auteur, non mais, je préfère le préciser...).
C'est donc en trois point que j'aborderais ce lien entre le corps et l'esprit en prenant pour angle de réflexion mes vacances et, cerise sur le gâteau (cathare) je vais pour ce faire reprendre la sublime dialectique hégelienne (et pof !!! ).


1.) Mes vacances furent SPORTIVES.
Monter à l'assaut des châteaux armée d'un pied de photgraphe, de deux boîtiers photos de dizaines de pellicules (heureusement, j'avais un ancien du service militaire avec moi...), je peux vous dire que ça fait des kiloS à traîner sous un soleil de plomb... D'autant plus que, pour avoir souvent vu des montagnes, je suis dotée d'un instinct de conservation absolument fort et prodigieusement développé, à savoir, le vertige !!! La reconstitution d'un tournoi de chevalerie, qui était de haute voltige était impressionnant
La faim, car les sandwichs de la région sont fort mauvais et maigres mais coûtent très chers, la soif (le soleil tape sur la tête), la foule (qui tape aussi, sur les nerfs à certains moments), la montée sur 1, 6 km à Saint-Martin du Canigou, les guides qui parlent vite et empêchent de prendre les photos, le soleil, la digestion de certains plat bien copieux (car il ne faut pas oublier de manger poour vivre...) tout cela est parfaitement physique... Et encore, tout ça pour s'entendre traiter de fausse maigre, à la fin du séjour par une marchande de vêtements !
Cela n'est pas tout ! Au sport physique, il faut ajouter et la proximité d'esprit avec les gens d'autrefois et le récit des guerres qui nous fatiguent... .

Conclusion _ transition. Ma passion pour la photo et mon goût pour la montagne m'ont poussées à des vacances sportives. Cependant, on peut aussi dire le contraire...

2.) Mes vacances furent INTELLECTUELLES.

Avec une dizaine livres ramenés dans mes sacs, dont les parfaitement intéressants ouvrages d'Anne Brennon sur les Cathares, Mon faust de Valéry, des monographies sur la régions, des ouvrages sur les hérésies et les prbolèmes théologiques, Hans Robert Jauss (une occasion en or), les poésies de Malherbes, et puis d'autres petites distractions comme un arrêt dans la chambre de Joe Bousquet à Carcassone, une reconstitution de la vie de Bélibaste etc, etc. on ne peut pas dire que l'esprit ait été évincé de la partie...
D'autant plus que j'en ai profité pour tester de nouvelles techniques de prise de vue en photo, ce qui va me permettre de réfléchir encore et toujours...
Enfin, pour couronner le tout, ces visites m'ont permis de trouver par hasard quelques pistes de réflexions intéressantes pour mon mémoire afin d'agrémenter le doux ronron de l'autoroute...
J'ai également appris que les châteaux cathares n'existaient pas, mais ça, je m'en serait douté puisque la vie est un songe...

Conclusion _ transition. J'ai aussi fait travaillé mes neuronnes ce qui me permet d'affirmer maintenant que ...

3.) Mes vacances ont été REUSSIES.
En conciliant l'émerveillement pour l'art extrêmement délicat qui s'abrite au coeur des abbayes, l'intérêt artistique pour le paysage et la photographie, en voulant me faire le miroir de ce que j'avais vu, j'ai pu régénérer mon sentiment artistique et ma foi religieuse.
Marcher m'a permi d'entrer en relation avec la nature et cette histoire qui est tant religieuse qu'artistique politique. Partir dans l'Aude est un acte politique aussi ( grâce au Catalan...).


Conclusion: Je présenterais bientôt ici quelques photos ainsi que quelques rencontres...




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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 20:49

Un peu en mal d'inspiration ce soir, je vais donc me livrer ici, sous vos yeux, à une analyse linguistique d'un phénomène extrêmement étrange.

Il n'est plus besoin de présenter le célèbre moteur de recherche G**, et son succès mondial.

Que G** soit incapable de mener à bien une pseudo conversation avec l'internaute, cela est parfaitement banal. Combien de fois vous est-il arrivé de taper esthétique de la récéption et Hans Robert Jauss, par exemple et de tomber sur le blog stupide de quelqu'un qui utilisait la noble pensée de Jauss pour parler de petits fours ?? (non, non, je ne vise personne...)

Cependant, il m'est apparu tout à l'heure une autre particularité du moteur de recherche... Et qui est bien plus inquiétante que toutes les erreurs d'aiguillages dont vous avez pu être les malheureuses et excédées victimes depuis que vous utilisez internet.

Comme la plupart des artistes, mes préoccupations sont de deux ordres :
L'une, pure, élevée, noble et distinguée, qui ne touche qu'à l'art. Mais alors, je parle ici d'art véritable, du vrai et du seul art, celui pour lequel je nourris une grande admiration et qui est le centre d'une grande partie de ma vie ; à cette belle préoccupation viennent s'ajouter de splendides réflexions métaphysiques et autres... tout ce qui vit en moi et alimente mon écriture et tout le reste...

L'autre, est celle de bien des gens. Gagner sa vie... Et de préférence, ne pas perdre ma vie à la gagner. Mon but n'est pas de gagner beaucoup d'argent, juste de quoi vivre et empêcher mon modeste talent de connaître le même sort que l'immense génie de Van Gogh. car cela ne serait pas une consolation puisque ce qui compte, c'est l'art et qu'il l'emporte, bien sûr...

Alors, je suis à la recherche d'un job de vacance.

Je commence par taper "job 'été"... Je tombe sur des annonces d'étudiants, comme moi, à la recherche de quelques sous.

je tape "cours particuliers" ... Des étudiants m'offrent leur services pour des cours de maths, de physique etc etc.

je tape "demande de cours particuliers" Je tombe sur des annonces " étudiant demande des élèves en cours particuliers."

Ulcérée, je tape "recherche profs de cours particuliers" rebelotte.

Je tape (je frappe) " urgent cherche prof " et entre guillemets, et je tombe sur urgent prof cherche élèves.

Je frappe et frappe encore : cours de soutien pour les vacances. Je tombe sur un site me proposant une remise à niveau post-bac (!!) pour la modique somme de .... 1500 euros.

Ecoeurée, je finis par regarder dans les annonces classées .
Je tape : "offre cours particuliers" puis "demande cours particuliers" et là, je trouve les mêmes annonces ; Pierre, Sylvie, Math78, etc.

Conclusion : sur Internet, l'offre est strictement également à la demande...
Que demander de plus pour relancer la croissance... ??

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 18:47

Du salon du Livre à mon petit chez moi, affalée sur mon lit, dans mon petit salon, je contemple mes achats...

Comme vous le savez déjà, je privilégie toujours la qualité à la quantité ; ceci pour
a.) Dissimuler une autre raison : le manque d'argent pour acheter sans compter tous les livres qui mintéressent.
b.) Justifier le peu de livres que j'ai achetés (ou que je me suis fait offrir).

J'ai donc acheté :

a.) MARC LEFRANCOIS (à tout seigneur, tout honneur) La vie sexuelle des grands écrivains, que j'ai réussi à me faire dédicacer...  En le feuilletant dans le métro, il m'a semblé que le style était fluide, les anecdotes bien plaisantes et les phrases bien tournées (ceux qui verront là des métaphores, je précise que c'est qu'ils ont l'esprit mal tourné!)

b.) KIRIL KADIISKI : Concert céleste -  les travaux de Dieu - Mais qui : ouf; il y a encore de la poésie lyrique à notre époque....

c.) J-P LUMINET : Itinéraire céleste : puisque la physique nous conduit directement à la métaphysique dans une logique de scientifique mais aussi d'artiste... Et ceci est bon de préciser que les deux ne sont pas incompatibles...

Et vous ?

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 20:05

Je viens d'acheter à divers personnes divers objets sur Ebay.

 

Comme je n'arrive pas à me faire à l'idée de laisser l'improbable numéro d'une carte bleue sur le site, je préfère règler par chèque, et puis aussi parce que, très simplement, j'aime écrire le long d'une ligne bien tracé sur le papier du chéquier...

J'aime écrire.

J'aime laisser glisser la plume de mon stylo sur la feuille et tracer les lettres, les belles lettres héritées de la calligraphie, sur la feuille...

Je remplis le chèque.

Je rédige l'adresse.

Et puis, au moment de glisser le chèque dans l'enveloppe, je songe à l'absence criante de courrier dans les boîtes aux lettres.

J'ai écrit dans ma vie des centaines de cartes postales et de lettres. Pour dire bonjour, pour adresser un remerciement, pour témoigner mon affection, pour exprimer ma douleur, ma haine et mon amour, mon amitié et mon soutien.
J'ai écrit, dans ma vie, sur toutes sortes de papier, et avec toutes sortes d'enveloppes, allant même jusqu'à en orner certaines de réalisations personnelles...

Je ne dois pas me plaindre, car sur les centaines de cartes que j'ai envoyées, une part non négligeable a été suivie de réponse...

Et pourtant, d'années en années, j'écris de moins en moins... Et, de là, je reçois de moins en moins de courrier...

Alors, ce soir, en remplissant mon chèque et en contemplant l'enveloppe qui va traverser Paris ou la France, je songe que quelqu'un qui ne me connaît pas va déchiffrer mon écriture, ma longue écriture rodée à une discipline stricte, travaillée, torturée, mon écriture noire de fer forgé...

Je songe que cette personne, que je ne connaîs pas, ira à sa boîte aux lettres, comme chaque matin et aura peu-être un petit susaut en voyant une enveloppe de vrai courrier, pas une enveloppe cristal ou une publicité ou un relevé de banque...

Je songe à la vie de cette personne, qui ne me connaîtra jamais et qui peut-être, à certains moments, aurait rêvé de reçevoir une lettre, juste un mot humain perdu entre les annonces, les réductions et les relevés de menues sommes d'argent...

Alors, je prends une petite feuille, et trace ces quelques lignes...

Chère ***
Voici un petit mot pour accompagner l'argent que je vous envoie en règlement de l'article #1254677653 que je vous ai acheté. J'espère que tout va bien pour vous...
Comme vous m'aviez dit avoir eu un décès dans votre famille qui retarderait la livraison du colis, je me permets de vous adresser mes plus sincères condoléances. Je vous souhaite de garder courage face à cette épreuve.
Je vous remercie par avance pour votre sollicitude et vous adresse mes chaleureux remerciements.
Bien à vous.
Pascaline Hamon

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 19:08

Je vous redonne Février et vous offre (enfin) Mars, avec 2 jours de retard...

Fière encore hier, je n'aimais pas l'hiver...

Et le givre gelant mes larmes argentées

Vitre gelée et main gantée

Rend ma peine aussi blanche, manteau de quelques vers.

Interminable hiver,

Et si lourd et si froid...

Redonne-moi du printemps, le vert renouveau...



Mes guerres ne sont pas lasses, et je m'exerce à ce redoutable

Art de Vaincre ; tourne, belle planète de gaz et d'air et de sable

Révolution sanglante qui enfante et la Peur et la Terreur inévitable,

Sol des labours, du labeur, qui germe enfin au jour du grand combat...

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