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  • : Bienvenue dans un monde de mots et d'images... Bonne visite et bonne journée / nuit... Sauf mention contraire, les oeuvres présentées sont de ma réalisation. PROTECTION DES TEXTES ET PHOTOS PAR DEPOT - COPYRIGHT. Tous droits réservés.
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Fiches D'histoire Et Littérature

15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 21:39

Un air, un parfum

 

Apprend à te taire

 

Et à respirer

 

Le temps qui s'écoule...

 

 

 

 

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Published by Pascaline - dans Poemata
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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 16:52

 Mon ami Marc Lefrançois m'a convié à son défi : écrire un poème rimé dans l'esprit Proust et devant inclure le titre de chacun des tomes de La Recherche, dans l'ordre... Voilà le résultat...

 

Septuor proustien

(souvenir-brillance, des derniers salons)

 

Longtemps, sur ce pan jaune, fixé à ma mémoire

A tournoyé l’image des lanternes magiques

Qui bercent les angoisses des fatales heures du soir...

Quels souvenirs nous restent de cette histoire tragique,

D’un dégoût qui nous prend des rêves de Berma

Au parfum de Rachel, et des amours qui fanent

Aux livres qu'on aimait ? Du côté de chez Swann,

Le luxe même se meurt en fleur de catelyas,

Tandis que sur le lac, les cygnes blancs se figent.

 

Quelle importance ? Ces saisons de prestige

Sur les plages sportives, nous donnent l’illusion

(Vagues téléphoniques, et peinture syncrétique)

Que l’on est de son temps, jeunes, et, nous abritons

A l’ombre des jeunes filles, en fleurs, et hystériques,

De secrètes jalousies qui nous rongent en silence.

Saint-Loup, dessus la mer des passions déchaînées,

Levons l’ancre, à présent, compagnon de souffrance,

Avant que de sombrer (sonate surannée) !

 

Mais le goût du malheur nous conduit à fouiller

- Par un dimanche pluvieux d’ennui d’adolescente -

Du côté de Guermantes, les grands salons cirés,

Et les embruns salés de la ville amarante,

Pour découvrir la ruine des illusions des noms.

Guermantes, mon Balbec, je ne reviendrai plus,

A tes vertes pelouses (silence des carillons),

Ni au château des ducs, loué dans la grand-rue.

 

Soudain, le regard voit ce qu’il ne savait pas

Et les obscurs tourments, des mondes à rebours,

Fait remettre autrement, ses pas dans d’autre pas,

Repenser l’innocence, s’en prendre aux miroirs lourds

De son aveuglement. On découvre des jeux

Qui brûlent et sans remord, sans se soucier du sort,

De ceux qui ont peuplé et Sodome et Gomorrhe,

On craint tout l’univers pour être enfin heureux...

 

Insensée, jalousie, qui tient La Prisonnière

Et son sombre geôlier dans un théâtre clos.

La peur des trahisons, la beauté du joyau

Qu’on retient malgré lui, dans les amours d’hier,

Ralentit lourdement la vie que l’on s’écrit.

 

Quelque laide Albertine, disparue dans les brumes,

Enfin nous redélivre des errances amoureuses,

Et nous offre Venise où l’on reprend la plume

Et l’œuvre  qu’on rêvait qui tarissait, peureuse.

Quelque tristesse qui perce, dans un monde doré,

Qui laisse tomber les masques des statues effarées,

C’est le moment choisi, pour admirer les fresques,

Et se laisser porter vers l’art des arabesques.

 

Et de retour, enfin, au cours d’un bal de faunes,

Se pencher dans la cour, aux pavés décalés

Pour saisir un instant, de l’art, la vraie aumône :

Le temps, retrouvé, qui, comme un trousseau de clés

Réouvrira la porte sur un pan de mur jaune...

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Published by Pascaline - dans Poemata
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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 12:57

Fière fièvre brulante,


Et Bagneux, sous la glace, là-bas, 


Vrille mes souvenirs comme un oiseau qui chante. 


Réprimer ses frissons,


Inquiéter l'ouverture de l'absence


Envers et contre tous,


Revivre le tremblement.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 21:44

 

Zurbaran se tenait là

 

Couché dans les sables

 

La tête fichée dans les nuages...

 

Le ciel acide se remplit

 

Des couleurs du soleil.

 

Reja, Jerez,      

Les portes aujourd'hui se ferment...

 

Le voici ténébreux, veuf et inconsolé,

 

Mais dans la peinture

 

Il ne restait plus rien

 

Que l'ombre d'un souffle

 

Qui passait sur le monde.

 

Reja, Jerez,

Les portes aujourd'hui se ferment...

 

Et un monde se referme...

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 16:30

Et le vague à l'âme m'a bercée

 

Après m'avoir brisée

 

et déposée ivre

 

Sur le rivage

 

Contre les épaves...

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Published by P Hamon - dans Poemata
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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 18:32

Il y a un homme

Adossé au mur,

corps coupé.

Et des yeux de braise.

 

Il y a un homme assis

Sur un cordage de pêche...

 

Depuis longtemps, il ne parle plus aux hommes;

 

Mais parfois,

(tempête)

 ses cheveux blancs dans le vent

Il entend

Le souffle d'une Vie.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 18:23

J'ai marché avec

Elle

Tout le jour...

Et vers la fin du jour,

Dans l'hiver précoce

Je me suis arrêté

Aux portes d'un café

...

 

J'entre avec toi, merveille, beauté radieuse

Tes rayons acérés transpercent mon coeur transi....

 

Je te vois, irréelle,

Te voilà surréelle,

Tu sirotes quoi ?

 

Ton rire, ton joli rire, m'étourdi

Je me noie,

dans l'alcool de ton sourire...

 

Mon irréelle,

mon infidèle

Ma mémoire souterraine

Enregistre, sournoise, tes moindres mouvements.

 

 

Je vois tes yeux, tes yeux si clairs

...

Tu ris

Tu ne sais pas les mille et un tourments

qui retournent mes nuits.

 

Je te comtemple en vain, o chimère, o mon idée

Déjà te voilà libre

Et tes rires en éclats,

couvrent de leur gaieté

le son sourd de ma voix...

 

Te voir, te contempler

Et tenter de t'écrire,

Lorsque ce soir en vain,

je fouillerai mes souvenirs.

 

Mais pour l'heure, noyons-nous

Je suis fou, de tes yeux, si doux et puis si bleus,

De l'azur dans la nuit,

Du rire chaud sous la neige...

Tu vogues en tourbillons autour de cette table...

 

Tes yeux me rendent fou,

Ecarquillés sans doute,

Mais fou, à en écrire,

Des folies sans raisons...

Tout tourne et s'écroule,

O ressaisir ta main

Fou

Mais, tes yeux, fou, je suis, de...

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Published by Pascaline Hamon - dans Poemata
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 12:46

La sourde récrimination du poète.

 

Le silence s’est accroché à mes lèvres.

Il me nourrit d’un fiel amer... ô, boire la coupe jusqu’à la lie

Et prendre encore sur soi les violents hauts le cœur

Qui naissent de l’amertume et de la déception...

 

Trop inavouable malaise,

Qui surgit d’un seul coup,

Du même tourbillon qui emporte le monde

Et vous pousse à agir, sans même vous arrêter.

 

Oui, pourtant, celle-là même,

Cette douceur d’écrire qui semble vous émouvoir

C’est vous qui la tuez, c’est vous qui la brûlez

En lui donnant matière

A n’avoir que des pleurs sinistres à contempler.

 

Le reproche s’accroche au fil de mes lèvres

Tranchantes comme des rasoirs, aiguisés au chagrin.

O, je n’aurai sans doute jamais assez de volonté

Pour le laisser perler.

Préférant vous offrir un poème ironique,

Sans rapport, sans doute, avec cette existence

Que je vous compose ce jour, abattue, dans ma chambre ?

 

Le poème envoyé.

 

Quel fugitif tremblement agite des feuilles d’or des forêts sans fond ?

 

Une palpitation, que seule saisit la plume, et qu’on ne pourra dire

 

Qu’en hachant, strictement, les nervures...

 

Le retour du poète sur son poème.

 

Il n’est rien, aujourd’hui, que je puisse dire, ou affirmer, quand à cet état chagrin qui  me ronge à présent. Qui lirait le poème n’y comprendrait rien. Quel fugitif tremblement ? Si ce n’est le menton qui tremble doucement, comme à l’annonce de la Peur, blanche, solitaire, et si absolue qu’elle fait trembler les membres. Quelle palpitation ? Si ce n’est le pouls, qui s’accélère, s’énerve, et ne peut concevoir qu’il lui faille écrire, en un moment où la terre entière semble s’être arrêtée. Quelles hachures ? Quelles nervures ? Si ce n’est le bruit sourd des touches du clavier qui inscrivent leurs lettres pour tuer le temps...

Le poème se lit, s’admire et cependant... Ne sommes-nous pas tous bourreaux d’un autre monde ? La source du poème, si claire et si limpide, n’est-elle jamais troublée que par ceux qui s’y abreuvent ?

 

 

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Published by Pascaline Hamon - dans Poemata
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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 22:41

Le gravier crisse sous les pneux noirs.

Le Ciel est gris, le soir blafard...

La voiture freine et l'on s'exclame :

Guermantes, on y est... !

 

Le panneau blanc aveugle

Tout encadré de rouge

Promet monts et merveilles

Dans l'espace retrouvé.

 

C'est là, Guermantes, horreur...

Coincé entre les dunes

D'une verte campagne.

Un paysage plat,

Sans les embrunts salés

que ce nom m'apportait.

 

C'est là, Guermantes, que dire... ?

Entre quelques immeubles

Blancs comme des navires,

Chavirent trois trottoirs...

 

En cette ville fantôme,

Le temps s'est bien perdu.

Rien ne manque aujourd'hui

Dans Guermantes affadi...

 

Le vert gazon qui court

Sur les trottoirs désert

Est hostile et à l'homme

Et à la nature même.

 

L'artifice a son comble

Masque les devantures

D'enseignes qui semblent fausses.

Au loin, hors de Guermantes,

Un centre commercial

Git sur une autoroute,

Entre les jeunes arbres,

Maigres et maladifs

Tout encadrés de bois.

 

Guermantes, ô, mon Balbec...

En une route étroite,

Se tient le grand domaine

De cette chère Duchesse...

 

Où est-elle à présent,

Sous son chapeau orné

De fine fleurs blanches ?

 

Le domaine est fermé.

Les grilles de fer forgé

Laissent voir la décandence

D'un grand bal dans la cour.

 

Les pavés sont creusés,

En leur milieu, une larme,

Brille, solitaire.

 

De grands échaffaudages

Entourent le bâtiment.

Promettent l'aménagement

De ces demeures vides...

 

Les grandes pancartes mornes

sous les vieux marroniers

qui parlent au visiteur

De l'esprit des Guermantes

Semblent elles-mêmes dépassées...

 

Ainsi je m'en retourne,

Sans rien en emporter,

Sans rien y reconnaître

Que le Temps a passé.

 

Je n'irai plus jamais

Du côté de Guermantes...

 

 

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 22:24

La pluie,

Le vent...

Et après ?

Ca fait quoi ?

Tôt ou tard

Vient un jour

Où tout ça

 C'est du vent...

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Published by Pascaline Hamon - dans Poemata
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