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Fiches D'histoire Et Littérature

22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:50

Il y a deux ans, j'ai eu l'occasion de réaliser un mémoire sur Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Cela m'a permis de découvrir la nouvelle édition Gallimard de ce roman feuilleton interminablement truculent !

 

Un homme dans la nuit, qui sauve un jeune femme démunie,

des méchants monstrueux,

des bons qui se vengent,

des rebondissements et rebondissements,

du suspens,

des mauvais qui se repentent,

des moments de crainte,

de joie,

de larmes...

 

Tout ce qu'il faut pour passer de longues heures de lecture en ces jours de froid... Il vous tiendra en haleine, garanti !

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Published by Pascaline - dans Ne les oublions pas !
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 15:20

Je ne connaissais rien d'Yves Navarre avant de découvrir, au hasard des bouquinistes, "Le jardin d'acclimatation". Le titre en lui-même, me rappelait de doux souvenirs d'enfance, mais c'est surtout le bandeau rouge, judicieusement imprimé sur la jaquette pour passer le fil des ans ; "Prix goncourt 1980" - un gage de prix ?- qui attire mon at-tentation.

 

La curiosité s'empare de moi, qui ne lis jamais d'auteurs plus récents que ceux des années 50. 1980... Sept ans avant ma naissance... A qui, à quoi, pourquoi accordait-on le Goncourt cette année-là ? Moyenant la somme de 20 centimes je puis vous livrer ici, un petit compte rendu de cette lecture estivale.

 

Que dire sur ce livre si ce n'est qu'il ne mérite certainement pas l'oubli que l'on témoigne à son encontre?

 

D'un style tout à fait singulier ce livre ravivra sans doute les amateurs de style, dans le sens proustien ou célinien du terme. Pas de points de suspension, mais un suspens dans le choix de la place des mots, leur accollement et leur séparation qui inscrit brutalement la césure des êtres dans le texte déroute et surprend ; ce choix d'écriture, tout à fait personnel, étant ce qui permet de distinguer, d'emblée, un écrivain véritable des écrivaillons. La syntaxe se déconstruit elle-même, par moment, rapprochant des états de conscience, des termes, des caractéristiques. Le vocabulaire employé reste classique, il plaira à ceux qui n'ont pas encore goûté l'entrée de la langue parlée dans la littérature. En dépit de ces choix, l'écriture ne se trouve pas enfermée dans une quelconque bien-pensance. Elle fait mouche, au contraire, en dévoilant ce qu'il a de plus secret de plus terrible dans une famille aisée.

 

 Là encore, pourtant, il n'est pas question de peindre une société insouciante, mais de dévoiler des souffrances profondes, de dire l'indicible dans un monde de silence et de conformisme.

 

A travers une forme romanesque qui oscille entre tradition- un narrateur qui sait tout du secret de coeurs de ses personnages - et modernité -inclusion de lettres, jeux sur les rupture de tons et d'espace,vivacité de la langue entre guillemets, comme arrachée à sa réalité et fixée là, l'auteur nous invite à une rencontre bouleversante avec Claire, Bertrand, Sebastien, Luc ; leur relation, leur absence de relation, plutôt, avec un père sûr de lui, représentatif d'une bonne bourgeoisie de l'après-guerre. Leur manque, leur amour et leur haine à la fois. On s'attache à chacun d'eux, en ce jour d'anniversaire d'un drame mystérieux et intime que chacun est invité à revivre, qui traduit autant la souffrance face à la figure du père qu'un désir absolu de conquérir une identité propre. Autant le désir de dire que de taire. Autant la force du non-dit que la violence de l'autorit, réprimant la découverte par Bertrand, le plus jeune fils, de son homosexualité.

 

Au centre du roman, les lettres de Bertrand adressées à son amant respirent un parfum de désir d'être aimé ; un désir qui se réalise contre la famille et dans la douleur, et trouve de terribles conséquences, dans un ostracisme paternel féroce. Mais, un désir qui laisse avant tout entendre, la plainte devant l'absence et la fuite, la peur de l'autre. Yves Navarre crée ici un personnage singulièrement doux, sensible, qui parle d'une voix brisée puis se tait sous la pression et devient centre du discours et des pensées des autres.

 

Je rapprocherais volontier la plume d'Yves Navarre à celle d'André Gide, à son célèbre cri d'indignation "Famille, je vous hais!" ; à ceci près que le premier me semble créer un sentiment d'empathie et de compassion pour les personnages de manière remarquablement forte... La présentation de leur pensées, de leurs actions, en ce jour anniversaire spécial et dont la violence n'apparait que doucement, laisse émerger une tendresse singulière. Le Jardin d'acclimatation est un livre à lire avec son coeur, avant tout; un livre dont les personnages demande d'être accueillis, recueillis, presque, et qui nous présentent leur déchirure comme un mode d'être du souvenir et de la relation aux racines personnelles.

 

La virtuosité de l'écriture nous offre ainsi un moment d'émotion pure, un "droit à l'émotion", comme le dit Claire qui ne peut que nous bouleverser et nous inviter à découvrir la profondeur et la complexité des rapports familiaux et amoureux.

 

Une belle oeuvre, que je vous recommande chaleureusement pour cet été...

 

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:58

Evidemment, je ne puis me souvenir de tous les détails de la vie littéraire... surtout quand ils ont eu lieu avant ma naissance et une forme de premier état de conscience sur le monde...
Lisant actuellement une copieuse et merveilleuse biographie de Jean-Louis Bory sur Eugène Sue, je me laisse prendre au fil de l'écriture... c'est parfaitement écrit, bien tenu, bien mené... On suit les péripéties de la vie de cet auteur comme d'un héros de ses romans...

Je suis enthousiaste ( et pourtant, je ne me laisse pas facilement enthousiasmer)...

Je veux lui témoigner mon admiration, ma sympathie, je ne sais pas quoi au juste, ni pourquoi... Parce que Jean-Louis Bory, je vous avoue que je ne le connaissais pas, je ne l'avais jamais lu jusqu'alors...

 

Je m'empresse donc, naîvement, de taper son nom dans google pour lui écrire... Lui dire quoi ? Je n'en sait rien... il s moque bien de ma petite opinion d'étudiante en Littérature le grand Jean-Louis Bory... Pourtant, il est si drôle, il a tellement d'humour... !

 

Et là, catastrophe... Sous mes yeux médusés la première chose que je vois, c'est cette ligne renvoyant à wikipédia :

"Jean-Louis Bory, né le 25 juin 1919 à Méréville (Essonne, à l'époque Seine-et-Oise) et mort pendant la nuit du 11 au 12 juin 1979 dans le ..."

Je clique dessus (moi qui déteste Wikipédia)... et là je lis, hagard...

"Il se suicide par arme à feu à Méréville durant la nuit du 11 au 12 Juin 1979"

Ainsi donc, il est mort, ce critique qui me fascine... Et par suicide... Immédiatement se superposent dans mon coeur ces deux impressions : son humour dans cette biographie et son suicide...
J'ai de la douleur au coeur, vivement et sincèrement...
Jean-Louis Bory est mort en 79.
Près de 10 ans avant ma naissance.

J'aurais tellement aimé le rencontrer et lui dire à quel point son livre est merveilleux...
Je reprends son livre et continue ma lecture, le coeur lourd, coupée dans mon élan enthousiaste.

J'ai l'impression d'avoir trouvé et perdu un ami dans la même seconde ;  à l'instant même où je le découvre, le voici qui s'efface, qui meurt à nouveau sous les yeux de mon esprit...
Je ne pourrais jamais dire à Jean-Louis Bory l'admiration que j'ai pour son livre.

Ce petit billet n'est là que pour lui témoigner de ce que je n'aurais pas l'occasion de lui dire mais que je pense tout de même.
Souhaitons que ce discret petit hommage donne à quelques lecteurs, attardés sur ces lignes, l'envie de le (re)découvrir.

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Published by Pascaline Hamon - dans Ne les oublions pas !
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 19:51

En faisant du rangement, toutà l'heure, je viens de retomber sur un livre qui a bercé toute mon enfance et pour cause.... !

il s'agit d'un excellent (dans tous les sens du terme ! ) livre de Jean Tardieu intitulé Je m'amuse en rimant. Le sujet de ce livre est on ne peut plus original :

Je vous le donne en cent ; je vous le donne en mille...

il s'agit...

DES TABLES DE MULTIPLICATION
 !

Oui oui;, vous avez bien lu !! Les tables de multipplications rimée par des petits poèmes d'une fraîcheur exquise...

Les trois Mousquetaires, Jean-Pierre et son omelette... Voilà mes antisèches de primaire qui me reviennent en mémoire, ainsi que le terriblme 7 fois 8 et 9 fois 7 qui réapparaissent dans mon petit cerveau !
tout cela organisé pour vous aider à mémoriser les tables mais, il faut bien le reconnaître aussi, pour jouer sur les mots...
A mettre entre toutes les mains de ceux qui n'ont pas encore compris l'intérêt d'aprendre les tables vu les progrès de la calcualtrice désormais partout autorisée (sauf en épreuve du Bac Philo, on se demande bien pourquoi...)

Tiens, je crois que je vais me remettre aux maths, moi...

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Published by Pascaline Hamon - dans Ne les oublions pas !
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