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  • : Aux pieds d'la lettre
  • : Bienvenue dans un monde de mots et d'images... Bonne visite et bonne journée / nuit... Sauf mention contraire, les oeuvres présentées sont de ma réalisation. PROTECTION DES TEXTES ET PHOTOS PAR DEPOT - COPYRIGHT. Tous droits réservés.
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Fiches D'histoire Et Littérature

12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 10:16

Une nouvelle rubrique vient de s'ouvrir sous  l'égide éminente d'une très-célébrissime-et-remarquable personnalité, ( futur prix nobel, futur prix goncourt refusé, futur critique littéraire...) belle, intelligente et modeste... MOI !

Le but de cette rubrique sera de vous faire partager les petites choses poétiques de la vie de tous les jours. L'idée m'en est venue ce matin...

7H45... Je sors pour prendre le bubus. Le cours (un cours passionnant sur Gérard Genette, niark-beurk ! ) commence à 9. J'ai donc 1h 15 pour me rendre tranquilou à la fac. Mais l'envie (reconnaissons-le) est faible, très faible... Le ciel est gris, les routes embouteillées...

Soudain (tintintin! ) ce fut comme un coup de tonerre dans un ciel serein, comme dirait l'autre...
Le bubus tourne à droite, les gens commencent à crier et à vouloir descendre, le chauffeur n'en a cure et le voilà qui nous promène à travers toute la banlieue, sans s'arrêter ni répondre... Les banlieues défilaient, les immeubles aussi, les tours... Un arc en ciel se lève, le soleil commence à briller... Voyage voyage, les vacances commencent, pleines de surprises et de lumières, de joies et de rires... Partons vers de nouvelles aventures et laissons là la grisaille du bureau ! Vive la poésie, nous voilà partis pour un tour du monde en bubus enchanté qui pourrait durer mille ans et nous conduire chez Peter Pan... Je ne savais pas où j'étais mais tout ce que je peux dire, c'est qu'au vu des panneaux, nous étions en train de nous éloigner de Paris...

C'était génial... tout le monde hurlait, invectivait le condiucteur... Evidemment, la peur d'être en retard nous saisit tous à ce moment-là.. .Et pourtant rapidement, je me suis dit que c'était un peu comme dans les dessins animés, il y a toujours des enfants qui onnt pas envie d'aller en cours, et un gentil chauffeur de bubus pour les enmener se promener tous dans un pays merveilleux fait de chocolat et de bonbons...

Malheureusement, le bubus a regagné son terminus sous les huées de tous ceux dont l'arrêt avait été omis..
Ben, vous voulez que je vous dise ? Moi, je trouve les gens ingrats...

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 16:51

Je n'ai ABSOLUMENT aucun souvenir des lectures que j'ai pu faire des livres d'Edgar Poe. La lettre volé, le corbeau, double assassinat dans la rue Morgue... etc. etc... oui, c'est sûr je les ai lu, je les ai engloutis à l'heure du quatre heures, tenant d'une main un bol de chocolat chaud et de l'autre une tartine beurrée avec du chocolat râpé dessus...
Oui, je les ai lus vite, il y a plutôt longtemps de cela, et pourtant je ne pourrais pas vous résumer l'histoire ni vous dire une phrase de mémoire (ma prodigieuse mémoire, me ferait-elle défaut enfin...?) ni rien de ce qui pourrait intéresser un littéraire...

D'Edgar Poe, il me reste le seul souvenir de notre première rencontre...
Une image, perdue dans le reste de mes sensations...

Lorsque j'avais cinq ou six ans, j'allais à la salle de bain (oui oui, celle où il y a du [san]...) et je passais par la chambre de mes parents pour y accèder...

Un jour, je lève la tête et là je le vois : LE FANTOME D'EDGAR POE... ! je vous assure... Il était là et me regardait...
Posé près d'une énorme malle verte dans laquelle mon père rangeait ses livres. Il se reposait, tranquillement, mais c'était horrible à voir; deux trous noirs, noirs, sans fond dans les orbites creusés par la mort livide.. et un suaire blanc dégoulinant de taches rouges et Il SE PROMENAIT de long en large, à côté de la malle en traînant avec lui un arrière fond où il y avait je crois une croix noire et tout un tas de taches... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHhhhhh !

Non, je n'ai pas crié. je me suis installée sous le lit, en attendant qu'il s'en aille, mais il ne bougeait toujours pas...

 

Alors, là oui, j'ai crié......... AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH ! Et j'avais les cheveux qui se dressaient sur la tête et j'ai déboulé au salon en hurlant encore et encore, car il est là, le fantôme il va nous dévorere nous tuer nous assassiner et ça c'est rien encore, il est effrayant... Au secours......;

Mes parents n'ont rien compris. Ils sont entrés dans la chambre alors que moi je me replanquais en tramblant sous le lit et comme tous les adultes, dans les films d'horreur, ils n'ont rien vu d'abord... bien sûr, ils regardaient pas où il fallait. alors, j'ai levé le doigt et je leur ai montré l'horreur qui se trouvait en haut de l'étagère...

...

Ils m'ont calmement expliqué qu'il s'agissait d'Edgar Poe, et de ses histoires fantastiques. Moi, je ne trouvais pas ça fantastique que ce type se soit invité comme ça avec son fantôme tout sale en plus et répugnant dans la chambre de mes parents, mais bon, eux, ça avait pas l'air de les déranger... Cependant, ils ont pris Edgar et l'on enfermé dans la malle avec les autres livres et puis à la place on a mis je sais plus quoi, je ne sais plus comment ça s'appele, ça, ça ne m'a pas marquée...

Pendant des semaines, j'ai traversé la chambre à pas de loup, et je sortait de la salle de bain en courant pour aller plus vite, des fois qu'il s'y soit caché encore...

Il n'y a pas tellement longtemps, en rangeant des affaires, j'ai remis la main sur le fanôme d'Edgar.

Et, comme je riais en resongeant à cette terreur passée, je vis d'un seul coup les pages s'agiter d'un tremblement furtif et fugitif...
Ma terreur reste entière...

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 22:23

Comme je vous l'ai déjà dit hier, ma vie à la maison est parfaitement trépidante... La vie quotidienne regorge de quantité de choses à voir et à vivre et il faut le faire de toute son âme et de tout son coeur...

Comme je vous l'ai déjà dit, également, ma présence parmi vous n'est pas que le fait du hasard. Non, un Destin bien plus grand, plus haut, m'a permis, lorsque j'étais enfant de me sortir d'embarras mortels...

Et notamment de ce jour, où j'eus assez de sang-froid pour rester maîtresse de mes nerfs jusqu'au bout (ce qui ne serait plus possible aujourd'hui, je préfère le dire d'avance...).

Jamais je n'oublierai cette fin d'après-midi, où je revenais de l'école primaire en dégustant un pain au raisins comme à mon habitude. Le simple récit de cette anecdote doit par ailleurs convaincre tous les passionés par mes habitudes alimentaires du bien-fondé des sucreries que j'aime croquer, en souvenir de ce jour mémorable...

En arrivant dans le salon, je lève les yeux et par la fenêtre de la cuisine, j'aperçois deux hommes marchant sur le toit, qui est à cet endroit si pentu et si haut que je me sens prise de vertige pour eux.

Puis passée la compassion, je songe aux vélux du toit, qui aérent les appartements du dernier étage qui ont déjà été cabriolés plus d'une fois...

Je commence à me demander ce qu'ils viennent faire là, quand tout à coup, j'entends un bout de phrase révélateur de leurs attentions profondes...

Clairement, distinctement j'entends
"passe moi le pistolet"...

GLOUPS... !
Je ne sais pas si vous vous êtes déjà trouvé là quand deux personnes sortent un pistolet mais je peux vous dire que pour moi, c'est à peu près comme voir déjà ma fin toute proche mais alors là, vraiment tout près tout près...

Ou alors, comme rencontrer un dinosaure carnivore dans un couloir...

Je sais pas à quoi comparer ça...

(Tiens, allez, un petit exercice, écrivez-moi ce qui vous ferez le plus peur, comment vous écririez la peur...)

Bref, je rigole, mais à ce moment-là, je rigolais pas, c'est moi qui vous le dis.

Comme je suis dotée de solides capacités intellectuelles, (l'école me la bien dit) ; je raisonne suivant le plan suivant :
1.) Pistolet = mort.
2) Types sur le toit = cambrioleurs.
3) Moi = individu gênant à supprimer pour voler ce qu'il y a pas à voler dans ma chambre.

Un cruel dilemme se pose à moi : me montrer dans toute la force de mes dix ans et les mettre en fuite, traverser le salon bien à leur vue et aller prendre mes biens (une petite chaîne en or, c'est pour ça qu'ils vont me faire la peau, n'en doutez pas une seconde...) ou alors, appeler la police.
Comme je suis extrêmement courageuse, je décide de m'offrir une alternative ; je me cache sous la table et décide d'attendre qu'ils aient fait leur sac... Et qu'ils se soient fait la malle...

Un peu angoissée (c'est un euphémisme) je décide d'aller prévenir ma mère qui se trouve à l'autre bout de l'appartment...
Mais pour cela, je dois passer devant la fenêtre et donc, devant leur angle de vision ; c'est sûr, s'ils voient quelque chose bouger derrière la vitre, ils vont tirer, et je serai morte et je ne pourrai pas vous raconter cette histoire ni aller prévenir maman...

Alors, je décide de ramper.
Et je rampe...
Pendant d'interminables minables minutes...

jusqu'à maman et d'une voix blanche je lui explique qu'ils sont là, avec le pistolet (sûrement doté d'un viseur) et qu'ils vont nous tuer et nous voler tout ce qu'on a et que ça va être terrible et que j'ai pas envie d'être tuée qu'il faut appeler la police... etc. etc.

je ne sais plus ce que nous avons fait. je pense que j'ai dû rester assise dans ma chambre en tremblant comme une feuille et que maman a dû aller voir, ce qui ne faisait qu'augmenter mes tremblements de frousse.

J'ai dû m'endormir de peur ensuite, en constatant qu'ils étaient partis. Je ne me souviens de rien d'autre que des deux hommes sur le toit...

Et qu'au fil de la conversation, à table, le soir, mes parents évoquaient les peintres du syndic qui étaient venus passer un coup de décapant sur les tuiles du toit...



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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:27

Pas besoin de s'appeler Patricia Hightsmith ou Amélie Nothomb pour trouver un bon sujet de thriller. Il suffit de rester confortblement au chaud chez soi, dans ses pantoufles, car c'est là que l'horreur vous cerne au plus près...

La preuve, mon après-midi d'hier...

La journée avait plutôt bien commencé... quelques rayons de soleil à travers l'épaisse couche de nuages gris...

 

Ce jour-là, j'avais décidé de passer la journée à dormir et à clavioter sur mon ordinateur en quête d'informations littéraires et culturelles...

 

On a la vie qu'on peut... et quand il fait un peu frisquet dehors et que l'on a pas grand-chose à faire (ceci n'est pas une provocation, je le précise, car ma tête, elle, est bien un problème à soi tout seul...)

 

Rester enroulée dans la chaleur de la couette ! voilà un beau programme...

 

Hélas, un coup de sonnette me tire de ma torpeur brusquement.

 

Je me lève (de mauvaise humeur) ; ce sont les ouvriers qui viennent pour réparer mes WC. Tout l'immeuble est en travaux, des canalisations d'eau ont explosé... Pour le dire en un mot (joué et pas drôle) : les commodités se sont écroulées... Il en est souvent ainsi dans la vie, et ces petites choses sont pourtant bien utiles car elles nous rappellent à quel point le luxe n'est en fait qu'une question de plus ou de moins et que, finalement, avoir l'eau courante est déjà un bien précieux...

 

En maugréant, j'apprends qu'il est question de faire tomber une partie du mur de mes WC. Je commence à clavioter sur mon ordinateur et assiste à la démolition du mur, sol couvert de gravas...etc...

 

Un trou béant vient d'être creusé sous les coups du marteau-piqueur ; ma salle de bain est visible depuis la cours du voisin : il devient donc impossible de prendre une douche dans des conditions décentes. Cela aggrave mon irritation...

 

Je file dans la cuisine et profite du fait qu'il ont fait table rase (je devrais écrire WC rase) et descendent l'escalier pour faire un brin de toilette et passer des vêtements de jour à peu près présentables...

 

Toute l'après-midi, les marteaux ,piqueurs ou non, ont résonné...

Toute l'après-midi, le rythme fut soutenu par les ouvriers que j'observaient depuis ma chambre, eztre deux descentes dans le vieil appartement du dessous, lugubre et inoccupé qui nous a été généreusement ouvert en ce jour de travaux. Des pièces sombres, un ballon à eau qui a failli me trancher le cou quand je suis entrée dans la salle de bain...

 

Mais qu'allait-elle donc faire en ces lieux glauques, vous demanderez-vous... ceux qui me connaissent bien n'auront pas de mal à deviner...

 

Sur les coups de cinq heures et demie, le mal de tête m'avait envahie... Pourtant, en levant la tête, j'aperçois que la cadence est bien moins soutenue.

Fatigue des ouvriers, me dis-je ?

A bien y regarder, je constate que leur ralentissement vient d'une contemplation répulsive (je les comprends) de la tuyauterie ; ils ont l'air inquiets. Ils ont même l'air paniqués... Leurs voix tout à l'heure joyeuse et leurs mises en boîte se sont effacées devant cette béance qui les interpelle...

Je cherche à perçevoir leurs voix confuses; un

- Qu'est-ce c'est que ça ? ( kessssssssssss ke cccccé kçaaaa ?)

Se laisse entendre...

Une réponse étranglée :

- Mé nan c pas ça.
- .... san

-  Mé nan c pas du san
-  Bah c quoa alor
- Pa du san...
- Bah, - Bah... Tu vois, là... Bah, si c'est du san... rgard

Oh làlà ! Ceux me connaissent savent que s'il y a une chose que je n'aime pas par dessus-tout, c'est bien le SANG... rien qu'entendre le mot, je deviens blanche comme un linge  !
Je continue à les écouter, mais je me sens prise de tournis... " Du sang..." Je pense... Qu'est-ce qu'il fait là...?
J'ai l'impression que je vais m'évanouir. La tête me tourne, je prends appui avec les coudes sur mon lit et tente de respirer calmement... Ne pas leur demander ce qu'ils viennent de voir... Ils pourraient m'en tenir coupable et me dénoncer, même si je n'ai rien fait...

Déjà que les films d'horreur, c'est pas du tout, mais alors pas du tout du tout mon truc, je me vois mal éponger du sang inconnu, venu d'on ne sait où, dans mes toilettes...

Je me dis que c'est peut-être la faute des voisins, avec les remontées d'eau, ça a pu apporter ça là... enfin, j'en sais rien, tout ce que je sais c'est que je me sens vraiement vraiment pas bien...

Les deux ouvriers continuent leur conciliabule à mi-voix... j'ai envie d'intervenir et en même temps, j'ose pas, des fois qu'ils me demandent de regarder...

Courageusement, je feins le travail et la profonde absoprtion dans des méditations intellectuelles. Cependant, je garde un oeil sur eux.

On ne sait jamais...

Le dialogue se prolonge et enfin, j'entends ou crois entendre un mot salavteur : 90 !

Ouf, je soupire de soulagement, sans même savoir pourquoi...

Provisoirement, sans doute...

***

Vous, cher lecteur, qui riez de ma confusion... Vous pensez vraiment qu'il s'agissait du chiffre cent et su'in débattaient de la taille ou du diamètre des tuyauteries...??

Mais ce matin, en revenant, le pauvre ouvrier avait les yeux bien cernés et quand je lui ai demandé ce qu'il avait :
- Oh, j'ai mal dormi cette nuit, a-t-il répondu
Impitoyablement, ma mère lui demande :
- Pas à cause de notre tuyauterie, tout de même..

- Ah... Bah... rétoruque-t-il d'une voix affaiblie par le manque de sommeil, je ne vous dis pas que je n'y ai pas pensé....


Demain, je vous raconterai, comment, enfant, j'ai échappé à un tireur sur mon toit...

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